
Je vais être cash : la première fois que j’ai voulu jouer sérieusement en VR sur Meta Quest 3 avec mes écouteurs Bluetooth « de tous les jours », j’ai failli tout ranger dans un tiroir. Pour mater YouTube ou écouter Spotify, aucun souci. Mais dès que je lançais un jeu, c’était le carnage : tirs décalés, percussions en retard, sensations complètement cassées. Pas besoin d’être audiophile pour que ça gâche l’expérience.
C’est exactement avec ce ras-le-bol que j’ai attaqué le test des PrismXR Vega T1. Des écouteurs à 69,99 $ (69,99 £) avec un petit dongle USB-C promis comme solution miracle pour l’audio VR sans latence sur Quest 3 et 3S, tout en restant utilisables sur PC, Steamlink et smartphone. Pendant une bonne semaine, je les ai gardés vissés aux oreilles : sessions VR, parties PC, trajets avec musique, un peu de tout.
Bilan : pour la VR et le jeu, ils m’ont franchement bluffé. Pour la musique pure, c’est un peu plus nuancé. Mais si ton problème numéro un c’est la latence sur Quest 3, on est très clairement sur une des meilleures solutions abordables du moment.
Premier soir, j’ouvre la boîte des Vega T1 sur mon bureau, Quest 3 posée à côté. Le boîtier de charge est une sorte de galet circulaire, avec un joli logo PrismXR sur le dessus. Visuellement, ça a de la gueule. En pratique, j’ai vite développé une relation amour/haine avec ce design.
Le problème, c’est l’ergonomie. Comme la boîte est complètement circulaire, sans face vraiment évidente, on passe un peu trop de temps à chercher la charnière. Le port USB-C finit par servir de repère, mais les premiers jours, je me suis surpris plusieurs fois à la tripoter dans ma poche comme un pirate bourré qui essaie d’ouvrir une boussole. Pas rédhibitoire, mais clairement pas la boîte la plus intuitive que j’ai eue entre les mains.
Une fois ouverte, par contre, c’est beaucoup plus malin. À l’intérieur, on trouve évidemment les deux écouteurs… mais aussi un minuscule dongle USB-C glissé à sa place, comme une troisième « oreillette ». C’est lui, la clé de tout le concept Vega T1 : une liaison 2,4 GHz à très faible latence, en plus du Bluetooth classique.
Les écouteurs eux-mêmes existent en noir ou en blanc. Ils sont légers, avec un format « tige » qui pend un peu sous l’oreille, et non un truc qui s’enfonce agressivement dans le conduit auditif. Très vite, j’ai oublié que je les portais, même sous le serre-tête de la Quest 3. Pas de douleur, pas de point de pression bizarre contre la sangle, rien. PrismXR fournit plusieurs embouts en silicone, et après deux essais j’ai trouvé une taille qui scellait bien sans me boucher le crâne.
Important à noter : il n’y a pas de réduction de bruit active (ANC). L’isolation est purement passive, dépend de l’embout et de la forme de ton oreille. Pour la VR dans un salon relativement calme, ça m’a largement suffi. Dans le métro en revanche, j’ai dû monter un peu plus le volume qu’avec des intras équipés d’ANC.
La vraie claque est arrivée dès la première connexion à la Quest 3. Je branche le petit dongle USB-C sous le casque, les écouteurs se connectent tout seuls, et en moins de cinq secondes j’ai du son. Rien que ça, c’est plus simple que certains casques « gaming » qui demandent de jongler entre dongle, app et firmware.
Point ultra-important : le dongle possède un port USB-C passthrough. Ça a l’air d’un détail, mais c’est le genre de truc qui fait la différence au quotidien. En gros, même avec le dongle branché, tu peux encore connecter un câble de charge, un strap-batterie ou un accessoire de type ceinture de recharge. J’ai pu continuer à jouer en VR tout en alimentant la Quest 3, sans avoir à sacrifier l’un pour l’autre.
Sur PC et sur une machine portable type Asus ROG Ally, même combat : je branche le dongle, Windows détecte « Vega T1 » comme un périphérique audio USB et c’est parti. Aucun driver exotique, aucune appli obligatoire. Si vraiment tu veux rester 100 % Bluetooth, tu peux aussi les appairer comme des écouteurs classiques à un téléphone Android, à un PC ou à une tablette.

Gros plus : tu peux combiner les deux. Dans mon cas, j’ai régulièrement joué sur Quest 3 via le dongle tout en laissant les écouteurs connectés en Bluetooth à mon téléphone. Résultat : le jeu envoie le son par l’USB, mais je peux toujours entendre une notification d’appel ou mettre la pause pour répondre. Il n’y a pas d’app dédiée pour gérer ça de manière fine, donc on dépend un peu de la gestion audio de chaque OS, mais dans les faits ça marche plutôt bien.
Le moment où j’ai su que les Vega T1 restaient dans mon setup VR, c’est lors d’une session sur MaestroVR. Quelques mois plus tôt, j’avais tenté le même jeu avec deux paires d’écouteurs Bluetooth « standards ». C’était injouable : la baguette partait, l’orchestre réagissait une demi-seconde plus tard, et je passais mon temps à compenser mentalement le retard. Là, je monte sur l’estrade, je tape la baguette sur le pupitre, et lorsque « Duel of the Fates » démarre… tout est sync.
Les coups de bras, les accents de l’orchestre, les effets VR : tout colle. Pour la première fois, j’ai pu profiter du jeu normalement, sans devoir « anticiper » chaque geste pour rattraper le son. J’ai enchaîné plusieurs morceaux et, honnêtement, j’avais presque l’impression d’avoir changé de jeu tellement le ressenti était différent.
J’ai poussé le test avec Pistol Whip, qui mélange tir et rythme. Gros point faible du Bluetooth classique : quand les balles et les impacts n’arrivent pas pile sur le beat, tu perds le flow et tu joues comme un touriste. Avec les Vega T1 sur dongle, le tir tombe enfin en phase avec la musique. J’ai gagné en précision, en lisibilité, et j’ai senti le gameplay beaucoup plus « naturel ».
Changement d’ambiance avec PowerWash Simulator VR. Là, on est loin du jeu de rythme, mais le moindre décalage entre le mouvement du karcher et le bruit d’eau casse la relaxation. Aucune latence perceptible non plus, juste ce gros souffle blanc hyper apaisant, collé aux mouvements de la lance. Après une bonne heure à nettoyer des patios virtuels, j’ai retiré le casque sans avoir ce sentiment de « flottement » entre ce que j’avais vu et entendu.
Je craignais que la combinaison Steamlink + Quest 3 + dongle ajoute une couche de retard audio, mais dans mes tests, rien de gênant. J’ai conduit, tiré et sauté sur plusieurs jeux PC streamés sans jamais avoir ce petit décalage qui donne envie de vérifier sa connexion. Pour du streaming de salon, c’est largement au niveau d’un bon casque PC branché sur dongle 2,4 GHz.
Les Vega T1 ne sont pas que des écouteurs VR. Je les ai aussi pas mal utilisés sur PC et sur un Asus ROG Ally X, histoire de voir ce qu’ils valent pour un usage plus « classique » de joueur.
Sur TowerFall Ascension, un jeu à l’action ultra-nerveuse et aux sons très lisibles, j’ai retrouvé ce que j’attends d’un bon périphérique de jeu : des explosions punchy, des flèches qui claquent bien, et surtout un positionnement gauche/droite propre. Rien à redire là-dessus, c’est du tout bon pour un petit shooter en canapé.

Test plus sérieux avec Hunt: Showdown, où l’audio peut littéralement faire la différence entre gagner et se faire démonter. Le bruit des pas, des planchers qui grincent, des tirs lointains, tout ça doit être articulé proprement. Les Vega T1 s’en sortent étonnamment bien : j’entendais clairement la direction des sons importants, et je n’ai jamais eu l’impression de perdre une info cruciale à cause des écouteurs. Pour être honnête, je les utiliserais sans problème en soirée « tryhard » si je n’ai pas mon gros casque sous la main.
Côté latence sur PC, que ce soit via dongle ou en Bluetooth direct, je n’ai pas noté de retard handicapant dans les jeux que j’ai lancés. Pour du pur compétitif à haut niveau, un casque filaire haut de gamme garde l’avantage, mais à ce prix, les Vega T1 font largement le job pour la plupart des joueurs.
En jeu, je n’ai jamais eu l’impression que le profil sonore me pénalisait. Les Vega T1 ont une signature clairement orientée basses, avec un bas du spectre bien présent. Explosions, coups de fusil, grosses percussions électroniques : ça tape, ça vibre, ça donne de l’ampleur à ce qui se passe à l’écran. Les aigus sont assez nets pour que les détails utiles (rechargements, bruit de pas, effets UI) restent lisibles.
Le revers de la médaille, c’est que cette signature « gaming » se sent beaucoup plus quand on passe en mode musique. Sur ma playlist de test habituelle, tout ce qui est hip-hop ou électro passe très bien, voire très bien musclé. Mais dès qu’on part sur du rock un peu dense, du métal ou des morceaux plus chargés en guitares, les basses peuvent venir légèrement empiéter sur les médiums. Les voix gardent une bonne présence, mais certains détails plus fins disparaissent un peu dans le mélange.
Juste avant ce test, j’étais sur une paire d’EarFun Air Pro 4, clairement orientés usage musical avec codec aptX et appli complète. En basculant sur les Vega T1, j’ai tout de suite senti cette différence de philosophie. Pour 70 $, la qualité des Vega est franchement meilleure que ce que je craignais, mais ils ne « chantent » pas autant lorsqu’on veut juste savourer un album sur le canapé. Et comme il n’y a aucune appli compagnon, impossible d’ajuster l’égalisation pour calmer un peu le grave ou remonter les aigus.
Ça ne veut pas dire qu’ils sont mauvais pour la musique, loin de là. Sur une promenade d’une heure avec un mix de playlists (rock, lo-fi, un peu de jazz), j’ai passé un bon moment. Simplement, si ton critère numéro un est la pure qualité hi-fi et la personnalisation du son, il existe des options plus adaptées dans la même gamme de prix, mais souvent sans dongle faible latence pour le jeu.
Les Vega T1 ont des commandes tactiles sur chaque écouteur, mais c’est probablement leur plus gros point faible côté ergonomie. Il n’y a aucune zone clairement délimitée, pas de petite bosse ou de texture pour guider le geste. Résultat : j’ai souvent raté mes tapotements, ou déclenché une commande sans le vouloir en remettant juste un écouteur en place.
Au final, j’ai vite abandonné l’idée de contrôler la lecture ou le volume depuis les oreillettes, et je me suis contenté d’utiliser les boutons physiques de la Quest 3, du PC ou du téléphone. Dommage, parce qu’un simple retour haptique, ou un design plus explicite, aurait rendu ça bien plus agréable.
Niveau micro, chaque écouteur embarque le sien. J’ai passé quelques appels Discord et une discussion vocale en jouant en streaming PC, et les retours des potes étaient plutôt positifs : voix claire, un peu compressée comme toujours sur des intras, mais parfaitement compréhensible. On n’est pas au niveau d’un bon micro perche de casque gaming, mais pour de la coop occasionnelle ou des calls rapides, ça suffit largement.

Côté batterie, je vais rester sur mon ressenti plutôt que sur des chiffres marketing. Sur une semaine, j’ai enchaîné plusieurs soirées VR d’environ 2 heures, une ou deux longues sessions PC de plus de 3 heures, plus mes trajets quotidiens avec musique, sans jamais réussir à vider les écouteurs en une seule session. La boîte de charge, de son côté, n’a demandé qu’une recharge complète après plusieurs jours d’usage. Donc sans être des monstres d’endurance, ils tiennent sans problème des sessions de jeu bien costaudes.
Clairement, PrismXR a mis la priorité sur la latence et la simplicité pour le jeu. Et ça se sent dans ce qui manque côté fonctionnalités avancées.
Est-ce que ça casse le produit ? Pour moi, non, parce que ce n’est pas ce que je leur demande. Mais si tu cherches une paire unique à tout faire, y compris te couper du monde dans le RER et peaufiner ton EQ au hertz près, les Vega T1 risquent de te laisser sur ta faim.
À 69,99 $/69,99 £, les PrismXR Vega T1 se positionnent vraiment bien. Les alternatives « gaming » avec dongle 2,4 GHz chez des marques plus connues montent facilement à 100 $, 150 $ voire plus. Certaines sont plus complètes côté apps et fonctionnalités, mais si ton objectif principal est : « je veux du sans-fil, sans latence, sur ma Quest 3 », les Vega T1 cochent la case essentielle pour beaucoup moins cher.
Et comme ils se débrouillent très bien sur PC, Steamlink et console portable, ils peuvent aussi remplacer plusieurs paires d’écouteurs ou de casques dans un setup. Perso, je sais déjà que ce seront mes écouteurs attitrés pour tout ce qui est jeu en déplacement sur ROG Ally, et sessions Quest 3 quand je ne veux pas déranger le salon.
En revanche, je serais plus prudent si :
Après une semaine à vivre avec les PrismXR Vega T1, je me suis rendu compte d’un truc simple : je ne veux plus retourner à la VR avec des écouteurs Bluetooth classiques. Le combo dongle USB-C à faible latence + confort léger + prix sous la barre des 70 $ les rend extrêmement difficiles à ignorer pour quiconque joue sérieusement sur Quest 3.
Oui, ils sont un peu trop portés sur les basses pour les oreilles les plus exigeantes, et oui, l’absence d’ANC et d’appli les limite un peu comme écouteurs « de tous les jours ». Mais en jeu, là où ça compte vraiment pour eux, ils font quasiment tout bien : pas de décalage, un son plaisant, une compatibilité large, et une mise en route sans prise de tête.
Si je devais résumer : ce ne sont pas les meilleurs écouteurs du marché, mais ce sont probablement parmi les meilleurs compagnons de la Meta Quest 3 dans cette gamme de prix. Et rien que pour ça, ils méritent largement leur place dans un setup VR moderne.
Note finale : 8/10
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