Une esquive pour contourner les zombies, des coffres auxquels revenir faute de place : Resident Evil 3 conserve une vraie friction malgré son rythme plus offensif. Cette alliance me plaît. Ses cinq à six heures de campagne et sa progression très dirigée me retiennent davantage que sa conversion.
Développé et édité par Capcom, Resident Evil 3 arrive sur Nintendo Switch 2 le 16 octobre 2026 en version numérique native, jouable hors ligne. Contrairement à la version cloud sur Nintendo Switch, cette édition ne demande pas de connexion permanente. Le bénéfice pour le jeu nomade est immédiat : l’aventure ne dépend plus d’un accès réseau.
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Jill et Carlos portent une action efficace
Jill Valentine et Carlos Oliveira se partagent une seule campagne. Jill traverse Raccoon City sous la menace de Nemesis, tandis que Carlos occupe une part importante de l’aventure. Les séquences de Carlos et la variété des lieux entretiennent le rythme, avec une orientation action plus affirmée. C’est cette énergie que je retiens comme la principale qualité du remake.
Les zombies résistent aux tirs et peuvent se relever après avoir été abattus. L’esquive prend donc une vraie valeur : lorsqu’il suffit de franchir un passage, je privilégierais cette option plutôt que de dépenser des munitions pour nettoyer systématiquement la zone. Les retours aux coffres donnent également du poids au choix des objets transportés, même dans une aventure qui pousse à avancer vite.
Nemesis manque de liberté, et la campagne aussi
Nemesis intervient surtout dans des séquences scriptées et ne suit pas le joueur dans certaines zones intérieures. Cette organisation affaiblit la sensation de traque : une menace aussi encadrée laisse moins de place à l’incertitude. Je préfère les moments où les systèmes font monter la pression aux passages où le danger dépend principalement de la mise en scène.

Le parcours reste linéaire, avec une seule issue, là où le Resident Evil 3 original faisait dépendre ses fins des choix du joueur. L’exploration est aussi moins riche que dans RE2. Une aventure courte peut parfaitement fonctionner ; ici, la réduction de la liberté et celle de la durée se renforcent. L’envie de retrouver Jill demeure, mais la structure donne moins de raisons de prolonger le séjour.
RE2 et RE4 changent la décision d’achat
Resident Evil 2 Deluxe Edition reprend le remake de 2019 dans un portage natif qui remplace la version cloud de 2022 sur Nintendo Switch. Leon Kennedy et Claire Redfield ont chacun leur campagne, jouable dans l’ordre de son choix. Mr. X est attiré par les coups de feu et traque le joueur. Cette pression réactive correspond davantage à ce que j’attends d’un poursuivant dans Resident Evil.
L’édition Deluxe comprend The 4th Survivor, Ghost Survivors et The Tofu Survivors. S’y ajoutent trois pistolets bonus Samurai Edge, des costumes pour Claire et Leon, ainsi que la possibilité de basculer vers la bande-son originale sur PS1. Son prix reste élevé pour un remake de 2019, mais son contenu lui donne davantage de poids dans la décision d’achat.
Resident Evil 4 Gold Edition reprend le remake de 2023, avec Separate Ways et le mode Mercenaries. Ses combats remaniés et sa campagne plus longue en font une alternative solide pour qui préfère l’action. La réserve porte davantage sur le rendu portable que sur l’intérêt du jeu.

| Version Switch 2 | Durée indicative | Mon choix d’achat |
|---|---|---|
| Resident Evil 2 Deluxe Edition | Environ dix heures pour les deux campagnes | Le premier choix, en portable comme sur téléviseur. |
| Resident Evil 3 | Environ cinq à six heures | Attendre une promotion, sauf préférence marquée pour Jill et l’action courte. |
| Resident Evil 4 Gold Edition | Environ quinze à vingt heures pour la campagne principale | Achat recommandé surtout pour jouer sur téléviseur. |
Une conversion solide, avec des réglages à revoir en portable
RE2 et RE3 visent 60 images par seconde et restent très stables, sur téléviseur comme en portable, malgré quelques baisses ponctuelles. RE3 perd légèrement en qualité visuelle en portable, notamment avec des cheveux moins nets. Le compromis reste favorable : sa conversion préserve suffisamment la fluidité pour que les principales réserves concernent le remake lui-même.
RE4 conserve une fréquence proche de 60 images par seconde, mais les affrontements très chargés provoquent davantage de baisses, notamment dans Mercenaries. Sa résolution diminue, particulièrement dans la partie du village ; certaines textures apparaissent tardivement et le DLSS laisse des crénelages sur les cheveux. Pour un joueur qui privilégie la netteté en portable, ces concessions justifient davantage d’hésitation que sur RE2 ou RE3.
Le HDR peut assombrir fortement l’image sur l’écran LCD de la Switch 2. Pour ces trois remakes, je le désactiverais en portable et le conserverais plutôt sur téléviseur. Les commandes gyroscopiques sont présentes, mais les contrôles de type souris manquent. La console chauffe aussi de manière sensible pendant le jeu en portable.
Le tarif de RE3 appelle une promotion
Le prix élevé de Resident Evil 3 pèse davantage sur une campagne courte et une rejouabilité limitée. À plein tarif, je le réserverais aux joueurs qui souhaitent précisément retrouver Jill dans une aventure dirigée et tournée vers l’action. Pour ceux qui cherchent surtout l’exploration ou une menace capable de bouleverser leurs déplacements, attendre une baisse de prix est le choix le plus cohérent.
Note de Resident Evil 3 sur Switch 2 : 7/10.
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