
Après plus de 200 heures passées à refaire toute la saga Metal Gear sur plusieurs générations de consoles, je me suis rendu compte que le plus dur n’était pas toujours les boss… mais de savoir par où commencer. Entre la chronologie (1964 → 2014), l’ordre de sortie, les remakes, la Master Collection et les jeux débats de canon, on se perd vite.
J’ai testé trois approches sur différents runs (ordre de sortie, chrono pur, et un mix “Big Boss d’abord”), et chacune a ses avantages et ses pièges. Ce guide résume ce que j’aurais aimé qu’on m’explique dès le début : l’ordre canon de l’histoire, les jeux vraiment essentiels, ceux que vous pouvez mettre de côté, et surtout un ordre de jeu adapté à votre profil maintenant que Konami ressort la série avec la Master Collection Vol. 1 et le remake Metal Gear Solid Delta: Snake Eater.
La première fois que j’ai voulu “tout faire bien”, j’ai naïvement lancé la saga en pur ordre chronologique, donc en commençant par Metal Gear Solid 3. C’était cool au début… mais plus j’avançais, plus je me rendais compte que certains retournements de situation pensés pour être des surprises dans les jeux PS1/PS2 perdaient tout leur impact. Pire : revenir ensuite aux vieux épisodes MSX après MGSV donnait franchement un choc de gameplay et de rythme.
La plupart des vétérans (et je me range dans ce camp après avoir comparé) conseillent :
Avant de vous donner trois routes concrètes, posons rapidement la chronologie canon de base, parce que tout tourne autour d’elle.
En se concentrant sur la trame principale (sans les spin-offs évidents), on obtient cette ligne temporelle, que j’utilise comme référence quand je (re)planifie un run :
Portable Ops est le cas problématique : certains guides l’incluent comme pièce du puzzle Big Boss, d’autres (et pas mal de fans PC/Steam) le considèrent à la marge. Personnellement, je le traite comme “canon léger” : intéressant pour le contexte, pas indispensable pour tout comprendre.

Les jeux suivants, je les classe clairement en hors‑canon / univers parallèle :
Vous pouvez les faire pour le fun, mais je ne les intègre pas dans les ordres de jeu “sérieux” ci‑dessous.
C’est l’approche qui a le mieux fonctionné quand j’ai initié des amis à la série récemment, surtout avec le remake Delta. L’idée : profiter d’abord des jeux au gameplay moderne et des origines de Big Boss, puis remonter vers Solid Snake.
Pourquoi ça marche bien :
Piège à éviter : ne faites pas mon erreur de zapper Peace Walker “parce que c’est un ancien jeu PSP”. Il est crucial pour comprendre la relation de Big Boss à ses soldats, et MGSV s’appuie constamment dessus (Mother Base, IA, certains personnages clés).
Niveau temps, comptez environ :
Quand j’ai fait mon marathon “full chrono” après avoir déjà fini tous les jeux au moins une fois, j’ai enfin vu à quel point la construction de la légende de Big Boss sur 50 ans était cohérente. Mais je ne recommanderais pas ça pour une toute première découverte, à cause des spoilers de certains préquels.

Astuce pratique : à chaque grande rupture de période (par exemple après 1984, puis après 1999), faites une sauvegarde “propre” que vous ne toucherez plus. J’aime bien garder une sauvegarde juste avant la fin de MGSV et une autre avant le boss final de MGS1, pour pouvoir revenir facilement à ces deux moments clés de la timeline sans relancer une partie entière.
Point d’attention : les dates exactes de MGS2 varient selon les sources (tanker vs Big Shell). Personnellement, je ne me prends pas la tête : je le place toujours entre MGS1 et MGS4, ce qui suffit pour suivre les arcs de Solid Snake et de Raiden.
Mon tout premier contact avec la série, c’était Metal Gear Solid sur PS1 chez un pote, puis seulement des années plus tard j’ai découvert les MSX via les rééditions. Refaire la saga en ordre de sortie m’a permis de retrouver cette sensation de “voir la série grandir” et, surtout, de respecter les moments de révélation tels qu’ils avaient été pensés à l’époque.
Portable Ops (2006) se cale entre MGS3 et MGS4 si vous décidez de l’inclure, mais encore une fois, ce n’est pas dramatique de le sauter.
Pourquoi choisir cette route :
Inconvénient : si vous êtes habitué aux jeux modernes, commencer par Metal Gear peut être un peu rude. Dans ce cas, je conseille parfois un petit compromis : faire MGS1 → MGS2 → MGS3 d’abord, puis revenir sur MG1/2 via la Master Collection une fois accroché.

En rejouant tout, je me suis rendu compte que je perdais beaucoup de temps à essayer de “caser” chaque spin-off dans la timeline. Honnêtement, pour un run sérieux, je fais simple :
Quand j’ai tenté d’intercaler Rising juste après MGS4 pour “voir la suite de Raiden”, j’ai surtout eu l’impression de changer totalement de registre, à la limite du fan‑fiction officiel. C’est fun, mais ça casse le ton dramatique de la fin de MGS4. Je le garde donc comme dessert, loin de mon run principal.
Depuis que Konami a relancé la machine avec des rééditions, l’accès à la saga est enfin beaucoup plus simple. Voilà comment je m’organise aujourd’hui suivant les plateformes :
Réglages et confort de jeu :
Options → Affichage pour adapter le ratio et les filtres des vieux épisodes (surtout MGS1–2), ça change vraiment le confort visuel.Course et Accroupi sur des boutons confortables pour les vieux épisodes, surtout si vous venez de MGSV où les contrôles sont beaucoup plus fluides.Pour terminer, voilà la synthèse que j’utilise quand un ami me demande “je commence par quoi ?” :
Peu importe la route que vous choisissez, le plus important selon mon expérience est de :
Si, comme moi, vous vous laissez happer par l’univers, vous finirez probablement par refaire la série au moins une deuxième fois, avec une autre route. Et c’est là que Metal Gear est le plus gratifiant : chaque nouvel ordre de jeu fait ressortir des détails que vous aviez ratés, et donne une autre couleur à la chute de Big Boss et au parcours de Solid Snake.
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