
L’annonce est désormais cadrée : Call of the Elder Gods, suite de Call of the Sea (2020), arrive le 12 mai 2026 sur PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2 et PC (Steam + Microsoft Store). Point important pour beaucoup : le titre sera disponible dès le jour de sortie dans le Xbox Game Pass, sur console et PC.
Il s’agit d’un jeu narratif à la première personne, orienté puzzles, avec une couche Lovecraftienne assumée et une progression centrée sur la relation entre deux protagonistes, Harry Everhart et Evangeline Drayton. Techniquement, le projet bascule sur Unreal Engine 5, ce qui a des implications concrètes selon la plateforme que l’on cible.
Avant d’entrer dans les détails, il vaut la peine de poser la structure : qu’est-ce qu’on sait exactement du jeu, où pourra-t-on y jouer dans les meilleures conditions possibles, et en quoi le timing + Game Pass day-one modifient la décision d’achat.
Call of the Sea s’était positionné en 2020 comme un jeu d’aventure narratif sans combat, où la tension Lovecraftienne passait par les décors, les visions et les textes, plutôt que par des mécaniques d’horreur classiques. L’accent était mis sur les puzzles d’observation, une narration centrée sur un couple, et une approche accessible du mythe de Cthulhu.
Call of the Elder Gods reprend manifestement cette base : solo uniquement, progression linéaire, beaucoup de narration, des énigmes environnementales, aucune indication d’un pivot vers l’action ou le combat. Le changement principal tient dans :
L’autre continuité forte, c’est l’inspiration revendiquée : la structure narrative et certains concepts s’alignent avec The Shadow out of Time de Lovecraft, c’est-à-dire une réflexion sur l’identité, la mémoire, et la possibilité que l’esprit humain soit régulièrement « déplacé » dans le temps et l’espace par des forces cosmiques.
Le positionnement au 12 mai est intéressant pour un jeu de ce profil. On est :
Pour un narrative puzzle game d’envergure AA/indé premium, cette plage a du sens. Typiquement, ce sont des titres que beaucoup de joueurs placent en « jeu entre deux mastodontes » ou « expérience d’un week-end ». Le fait qu’il dure probablement quelques heures plutôt que des dizaines rend le choix de date moins risqué face à des RPG ou jeux-service qui cannibalisent le temps de jeu.
En pratique, cette date combinée au Game Pass day-one rend le jeu facile à intégrer dans un agenda de joueur chargé : il s’insère facilement comme une expérience courte, accessible, sans investissement financier direct supplémentaire si l’abonnement est déjà actif.
Sur le papier, le jeu couvre tout le spectre actuel hors PS4 / Xbox One : PS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2, PC (Steam + Microsoft Store). Le moteur étant Unreal Engine 5 et le gameplay centré sur l’exploration et les puzzles, les enjeux ne sont pas les mêmes qu’avec un shooter frénétique, mais il y a tout de même des différences pratiques selon l’écosystème choisi.

Sur Xbox, l’intérêt est net : Game Pass day-one, compatibilité attendue sur Series X et Series S, et disponibilité via le Microsoft Store sur PC. Pour un jeu narratif sans composante compétitive, la Series S reste une machine parfaitement crédible : même avec quelques concessions graphiques potentielles, la fluidité et la lisibilité des environnements sont plus critiques que le ray tracing sophistiqué.
L’association Xbox + Game Pass transforme le jeu en « essai sans risque » pour toute personne déjà abonnée. Cela a un impact direct sur le type de public qu’il peut toucher : des joueurs qui n’auraient jamais payé plein tarif pour un puzzle narratif peuvent s’y intéresser simplement parce qu’il est dans la bibliothèque le jour J.
Sur PS5, pas de Game Pass, pas d’annonce de disponibilité dans un service type PS Plus Extra au lancement. La logique est donc un achat classique, probablement en dématérialisé, potentiellement en boîte selon la stratégie de l’éditeur (ce dernier point n’est pas confirmé au moment où l’on écrit).
Techniquement, on peut s’attendre à :
La question clé sur PS5 n’est donc pas la performance brute, mais le prix de lancement. Sans filet Game Pass, tout dépendra du tarif de départ et de la sensibilité du joueur à ce type d’expérience narrative.
La sortie simultanée sur Nintendo Switch 2 est notable, car peu de jeux UE5 multi-plateformes annoncent d’emblée un support synchronisé sur la machine de Nintendo. Cela suggère un travail spécifique d’optimisation, voire l’utilisation de fonctionnalités du moteur compatibles avec du matériel plus contraint.
Concrètement, on peut s’attendre à :
En échange, la portabilité change la manière de consommer ce type de jeu : puzzles et exploration se prêtent assez bien à des sessions plus courtes, en mode nomade. Pour un titre essentiellement solo et narratif, pouvoir progresser dans le train ou au lit n’est pas anecdotique dans la décision de plateforme.

Sur PC, deux canaux principaux : Steam et Microsoft Store. À cela s’ajoute la version Game Pass PC le jour J. Le choix principal pour un joueur PC se résume à :
Techniquement, vu le moteur et la nature du jeu, il ne s’agit pas d’un titre qui demandera un GPU haut de gamme pour être appréciable. L’intérêt principal du PC restera la possibilité de pousser les options graphiques et d’utiliser un combo clavier/souris, potentiellement plus précis pour l’observation minutieuse et l’inspection d’objets.
Les points communiqués par le studio et l’éditeur dessinent un profil relativement clair :
La promesse implicite est celle d’un jeu d’enquête et de décryptage dans un écrin de fiction cosmique, plutôt qu’une adaptation stricte des codes du survival horror. C’est cohérent avec le positionnement initial de Call of the Sea, qui utilisait le mythe de Cthulhu comme toile de fond émotionnelle et symbolique plutôt que comme prétexte à des combats.
La présence day-one dans le Xbox Game Pass a deux effets immédiats :
Pour un jeu narratif qui ne repose pas sur la rétention long terme ni sur des mécaniques de monétisation récurrentes, la logique est assez simple : maximiser l’audience initiale, quitte à sacrifier une partie des ventes potentielles plein tarif sur l’écosystème Xbox. D’un point de vue joueur, cela crée un environnement où :
Cette asymétrie va peser sur le choix de plateforme pour les joueurs multi-systèmes. À spécifications techniques égales ou proches, il est rationnel pour eux de privilégier Xbox ou PC Game Pass pour un jeu de ce type, et de réserver l’achat PS5 ou Switch 2 à ceux qui privilégient l’écosystème ou la portabilité.
Les jeux de puzzles narratifs se heurtent toujours à la même tension : comment rester stimulants sans devenir frustrants. La présence d’un système d’indices optionnel est une réponse directe à ce problème.
Ce dispositif a plusieurs conséquences :
Associé à un rythme potentiellement calme, ce système d’indices fait de Call of the Elder Gods un candidat plausible au rôle de « jeu-passerelle » vers le genre pour des joueurs peu habitués aux puzzlers à la première personne.

En se basant uniquement sur les informations officielles et sur l’héritage de Call of the Sea, Call of the Elder Gods vise clairement :
Ce n’est manifestement pas un jeu pensé pour la compétition, le theorycrafting ou le grind, mais pour une expérience narrative autoconclue, à consommer en quelques sessions.
Sans détailler des éléments de scénario, quelques lignes de continuité et de rupture peuvent être relevées entre Call of the Sea et Call of the Elder Gods :
Pour résumer, Call of the Elder Gods est présenté comme une suite spirituelle qui conserve l’ADN de la première expérience tout en augmentant l’ampleur de la proposition, autant narrative que technique.
En ramenant l’ensemble de ces éléments à une décision concrète, la question « où jouer ? » peut se résumer de manière assez rationnelle :
Dans tous les cas, le fait que le jeu ne soit pas enfermé dans une exclusivité longue sur une seule machine permet à chacun de choisir selon ses contraintes de temps, de budget et de contexte d’usage (salon versus nomade).